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mardi 13 février 2018

Le bloc sanitaire (suite du dortoir)

Les épisodes précédents.

Le dortoir 1


Le dortoir 2





Les souvenirs nocturnes de Marie n’étaient plus d’actualité. Depuis, en cette dernière année d’internat, leurs corps avaient évolué. Leurs seins étaient bien fermes et pratiquement arrivés à maturité. Leurs hanches étaient bien dessinées pour la plupart. Et elles avaient presque toutes, goûté aux plaisirs solitaires. Elles étaient sorties de l’adolescence, passées l'âge de dix-huit ans.

La salle où elles se lavaient, avait aussi changé. Certes, le lavabo commun et central, avec son émail fêlé et usagé, et sa rampe horizontale de vieux robinets en laiton grossier, subsistait. Certes, la vieille mosaïque bleue et blanche, faisait de la résistance, également. Certes, le vieux carrelage, aux grands carreaux beige, pour la plupart cassé, était vieillot. Mais les douches n’étaient plus communes. Elles avaient fait place à six individuelles. La douche était réservée plutôt au soir, quand elles avaient plus de temps. Dans ce vétuste établissement, c’était le seul endroit, avec les cuisines, à avoir de l’eau chaude, et encore, quand la vieille chaudière du sous-sol, aux vacarmes particuliers, n’étaient pas en panne. Elle alimentait aussi, en hiver,  les vieux radiateurs en fonte.

En ce matin, Christelle et Sophie faisaient leur toilette au lavabo. Un coup de gant  vite fait sur leur corps à moitié nu, entre les pans de leur blouse. En grandissant les filles étaient devenues moins pudiques, entre elles. La vie en  communauté aidant. Les deux complices riaient, en se donnant des petites tapes sur leur seins, avant de se savonner et de se rincer de plus belle. En face d’elle, Marie les observait sans mot dire, hébétée par leurs attouchements, mais aussi par leur corps. Même si ça semblait un jeu, elles ne se cachaient plus pour se toucher.

Soudain, Christelle, se tourna vers Marie, la fixa dans les yeux, avant de lâcher :

 « - Quoi, Marie ? Tu ne nous as jamais vues ? »

Sophie enchérit :

-          « - Oui, tu veux notre photo »

-          « - Non, je suis en face de vous, je vous regarde, c’est tout. »  répondit Marie, visiblement embêtée. Elle sentait le rouge envahir ses joues."

Christelle se retourna et s’approcha de Sophie, pour lui chuchoter quelque chose à son oreille.

 Sans doute alertée par son amie, Sophie reprit la parole.

-          « - Tu nous as vues cette nuit ? »

-          « - Oui. »

-          « - Donc, tu sais ce que nous faisons. »

-          « - Oui, vous vous mettez dans le même lit. »

-          « - Et c’est tout ? »

La grande salle s’était vidée. Il ne restait que les trois étudiantes.

-          « - Et bien…j’entends aussi ce que vous faites. »

-          « - C'est-à-dire ? »

-          « - Et bien, vous vous touchez…Je dis ça….pour vous….parce que c’est interdit…et que je ne voudrais pas que vous vous fassiez prendre. Autrement, ça ne me dérange pas. »

-          « - Ca ne te dérange pas ? Ecoute cette coincée », jeta Christelle à son amie.

-          « - Non, ça ne me dérange pas »

-          « - Ca ne te dérange pas si je fais ça à Sophie… »

Aux paroles, elle joignit le geste. Christelle se retourna vers Sophie, écarta ses long cheveux châtains qui cachait sa poitrine, puis sa blouse ouverte et caressa un sein.

-          « - Non, ça ne me dérange pas. »

-          « - Et ça, non plus ? »

Christelle laissa descendre sa main sur le ventre de sa compagne, caressa un moment son nombril et vint se plaquer sur son pubis, les doigts à l’orée de son sexe.

-          «  Non, ça, non plus. », continua Marie.

-          « Et ça ? »

Christelle, tout en laissant sa main sur la toison de Sophie, qui commençait à être parcourue par des frissons, approcha ses lèvres sur la pointe d’un sein pour y déposer un baiser. C’était la première fois qu’elle faisait ça, comme pour épater Marie. Ses lèvres sucèrent deux secondes le téton qui s’était dressé, tout sensible qu’il était de ce premier baiser.

-          « - Non, ça non plus. » répétait Marie.

Christelle abandonna ses caresses et son baiser, et se redressa, avant de dire :

-          « - Tu n’as pas intérêt à répéter ce que tu as vu, sinon.. »

-          « - Ne craignez rien, je me tairais. Je sais garder des secrets. Je vous le jure. Personne ne saura rien. Mais, faites attention, quand même. Je ne voudrais pas qu'il vous arrive des ennuis. »

-          « - Si jamais… »

-          « - Je vous le jure. Il est temps de partir maintenant. Le début des cours va commencer. Il n’y a plus que dix minutes avant que la cloche ne sonne. »

Les filles rajustèrent leur blouse, pour regagner le dortoir, se changer et courir vers les salles de cours.
Mais avant de partir, Marie avait fait quelques pas avant de se retourner vers les deux autres filles et de dire :

-          « - Et puis, j’aime bien ce que vous faites entre vous. J’adore même »

Les deux plus qu’amies la regardèrent perplexes s’éloigner.

-          « - Qu’est ce qu’elle a voulut dire par là ? » questionna Christelle.

-          « - Je ne sais pas…mais, tu as été fort, quand même »

-          « - Peut-être. Mais tu as aimé, au moins ? "

-          « - J’ai adoré. »

-          « - Moi aussi »


Il était grand temps d’aller se préparer.

3 commentaires:

  1. Ce personnage de Marie, dans le secret lesbien de ses deux voisines, est très excitant par l'expression de son désir. Sans doute aura-t-elle le droit, plus tard, de participer aux ébats de Christelle et Sophie. Je le souhaite pour elle. En plus, l'atmosphère de ce vieux dortoir vétuste est très bien rendue. Sans doute as-tu vécu dans ce genre d'endroit dans ta jeunesse? Bravo!

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    1. Merci Ophélie,
      fidèle lectrice.
      La suite très bientôt.


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