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vendredi 30 mars 2018

Sur la plate-forme. Acte II. (Nouvelle suite)


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Le lendemain, dernier dimanche avant les grandes vacances, la journée semblait être des plus belles de la semaine.

Très tôt le soleil avait dissipé la rosée du matin et fait piailler encore plus tôt les oiseaux, dans les arbres qui entouraient l’internat.

La directrice partait pour la journée, invitée chez une amie, dans la grande ville d’à côté. Elle avait pour habitude, de s’absenter ce jour là. Le faisait-elle exprès, pour laisser un peu plus de liberté aux élèves qui ne pouvaient rentrer chez elles ? En tous les cas, ces dimanches devenaient un rituel pour elle. Du coup, elle laissait les reines de l’établissement, à sa seconde qui était beaucoup moins sévère qu’elle.


Il ne fut pas difficile à nos trois complices de demander la permission à cette dernière, d’aller pique-niquer dans les champs voisins, prétextant de ramener des bouquets de fleurs sauvages, pour en récupérer par la suite, leurs graines, lesquelles seraient semer dans l’espace vert, derrière l’internat.

Le reste de la troupe préférait faire, comme d’habitude, une virée dans le village voisin. Sans doute à la recherche de garçons, pour passer la journée. La pionne de service n’était pas dupe. La seule restriction, pour toutes, étaient de rentrer avant 17 heure, heure du retour de la directrice. Comme ça tout le monde faisait ce que bon leur semble, en toute liberté. C'était arrangeant aussi bien pour les étudiantes que pour les responsables. Et ça se passait très bien ainsi.

Et c’est comme ça que Christelle, Sophie et Marie reprirent, armées d’un panier garni de sandwiches et de boissons gazeuses, le chemin de la veille.

Les jeunes femmes riaient, discutaient, ne faisant aucun doute sur leur bonne humeur. Elles avaient à tour de rôle porté le panier en osier. Elles mangèrent assises dans l’herbe, près du ruisseau. Les regards se faisaient, de plus en plus complices. Quelques passages de main, entre elles, sur un bras ou sur une cuisse, montraient l’envie montante de plus d’audace.

Christelle, comme à son habitude, décida de monter à nouveau sur la plateforme. Le sentier était déjà tout tracé de la veille. Le panier était devenu léger. Les trois amies entamèrent la mini grimpette.

C’est Marie qui déposa le panier au pied du chêne auquel elle avait été attachée. Elle n’en voulait pas, ni à ce tronc d’arbre, ne à ses nouvelles amies. Bien au contraire, elle avait vécue l’un de ses meilleurs moments de sa vie. Du moins pour l’instant. Elle savait qu’il y en aurait d’autres. Elle espérait.

Aussitôt, le panier dans l’herbe, Christelle se mit à fouiller dedans, intriguant les deux autres étudiantes. Elle en ressortit un canif, bien dissimulé dans une serviette à carreaux rouge et blanc. Elle avait, depuis des années, bien caché au fond de son tiroir de chevet. C’est son père qui lui avait offert, car, ensemble, dans sa jeunesse, ils construisaient de petits radeaux à ailettes qui faisaient voguer le long des ruisseaux. Ils adoraient la nature et ils s’y promenaient souvent.

Puis elle lança un lent regard panoramique autour de la plateforme. Elle se dirigea vers un arbuste et en cassa une branche. Sophie et Marie la regardaient avec des yeux ronds et avec étonnement. Que pouvait-elle encore manigancer ?

Pendant ce temps, Christelle, recommença ce geste plusieurs fois. Quand elle eut cinq morceaux de bois identiques, d’une vingtaine de centimètres, elle commença à les tailler, en biseau, d’un seul côté.

Elle revint avec, vers ses deux amies de plus en plus intriguées. Elle les jeta à terre, avant de se remettre à chercher quelque chose. Elle refit quelques mètres, et ramena une pierre plate. Les deux autres restaient muettes, essayant d’imaginer ce que Christelle avait encore inventé.

Elle prit un des mini- pieux, et commença à taper dessus avec la pierre pour l’enfoncer dans l’herbe tendre. Quand ce fut fait, elle se positionna devant les deux jeunes femmes. Elle enleva ses chaussures. Ses doigts, ensuite, déboutonnèrent  lentement, sa robe. Les boutons qu’elle avait devant, se défaisaient un à un, et dévoilaient au fur et à mesure, son corps.

Les yeux des trois brillaient de plus en plus, même si les deux amies ne voyaient toujours pas, là où elle voulait en venir.

Christelle était maintenant entièrement nue. Ses sous-vêtements eurent le même sort que sa robe. Ils gisaient à ses pieds. Christelle était belle. Sa chevelure blonde reposait sur ses épaules nues. Elle avait des seins parfaits, bien ronds, bien fermes et qui incitaient immédiatement les mains à les englober. Ses hanches étaient bien dessinées. Son pubis clairsemé laissé apercevoir les tendres lèvres de son sexe.

Christelle se pencha à nouveau vers le panier. Elle en ressortit cinq rubans, chipés dans la boîte à couture, commune aux élèves de l’internat. Sophie et Marie n’avaient même pas vu leur présence.

Christelle se  passa un des rubans à un de ses poignets, en fit deux tour et finit par un nœud, en s’aidant de ses dents. Elle se mit à genoux devant le piquet et tant bien que mal, réussit à s’attacher autour. Puis, elle s’allongea en écartant ses quatre membres. Elle regarda ses deux autres complices avant de lancer :

« - Et bien qu’est ce que vous attendez, pour enfoncer les autres piquets et m’attacher ? Je t’avais dit Sophie, que je m’offrirai à toi, poignets et chevilles liés. C’est le moment. Allez. Mais avant, prends un des rubans et bande moi les yeux. »

« - Mais, Christelle… »

« -Ne discute pas. Je le veux. Et, ça m’excite. »

Sophie s’exécuta. Christelle avait les bras et les jambes en croix. Son corps nu recevait les rayons du soleil et la rendait encore plus désirable. L’obscurité n’était pas totale sous le ruban qui barrait ses yeux. La clarté était forte. Elle sentait sa peau devenir chaude. Alors, elle ferma les yeux, prit une bonne inspiration et souffla fortement. Elle se sentait bien, ainsi offerte à ses amies. Elle entendait taper près d’elle. Et bientôt des doigts ligotaient son autre poignet. Les filles obéissaient. Un ruban passait maintenant à sa cheville gauche. Encore quelques coups de pierre pour enfoncer le dernier piquet, et la voilà attachée, comme elle l’avait demandé, à la merci des autres. Elle sentait bouger autour d’elle et percevait aussi quelques chuchotements. Cette attente l’excitait.


à suivre....


4 commentaires:

  1. Oui, ce jeu est très excitant. Nous y avons souvent joué, Marianne, Rose et moi, sur la pelouse de notre jardin ou dans une forêt! Être attachée crée des émotions très intenses.

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    1. Surtout les yeux bandés.
      Tu pourrais écrire la suite,
      du coup, Ophélie.
      Tu as assez de talent
      pour décrire ce genre
      de sensations.

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    2. Oui, surtout les yeux bandés. Mais j'attends ta suite! Je ne l'écrirai pas, pour une fois!

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    3. Ok. Alors, tu pourras faire des comparaisons avec ton vécu.

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