Nombre total de pages vues

mercredi 25 avril 2018

"Plumeduplaisir" a écrit "Yin & Yang"


Nous faisions partie d’une rubrique intitulée « Textes érotiques » sur un site que je nommerai pas (il ne le mérite pas. Certes, c’est là que j’ai commencé à écrire, maladroitement, je vous l’accorde, certes, ce site m’a donné le goût dans cet exercice de traduire mes pensées, certes il m’a fait faire de belles rencontres virtuelles avec des échanges plus ou moins intimes, mais les dirigeants de ce site ont, aussi,détruit tout ce qu’on avait bâti, par une restructuration voulue, sans doute, pour nous éliminer. Je leur en veux.)

De ces bons moments, il me reste des textes en tête, dont je connais le thème (comme ce gars qui courait sur une plage après une magnifique beauté inattrapable, ou aussi, cet artisan d’antan qui confectionnait des godemichets en bois pour ces demoiselles qui lui en commandaient, et j’en passe. Je les cite, quelqu’un pourra m’aider, peut-être), mais qui reste introuvables ou disparus, faute de titres exactes ou de pseudos oubliés.

Fort heureusement, sachant, justement le titre, en voici un que j’ai redécouvert avec plaisir. Je n’ai pu contacter l’auteur pour lui demander l’autorisation de le publier sur mon blog. Que « Plumeduplaisir » ne voie pas en là un plagiat. Non pas du tout, au contraire. Qu’il voie plutôt, une admiration, de ma part, pour son écriture ( et il y en a d’autres auteur(e)s que j’aimerais retrouver…s’ils passent par là…je sais qu’ils se reconnaîtront). Donc, c’est un plaisir « Plumedeplaisir » de publier cette histoire, pour partager ton talent, ici même.

J’espère que toi aussi, tu te manifesteras. Peut-être as-tu aussi un blog que j’aurais bonheur à retrouver.

En attendant, pour nos lecteurs, bon voyage.


Yin & Yang de  Plumeduplaisir.

22 Janvier 2013.


Les choses prenaient forme petit à petit...

J'ai vu se construire au fil des heures, cette logique qui allait m'ouvrir la voie vers l'inconcevable. Je pensais qu'à un moment ou à un autre, la mécanique du destin finirait bien par se gripper et me sortir malgré moi de ce rêve éveillé.

Je n'avais pas imaginé me trouver un jour, et encore moins une nuit, en présence des deux femmes que je souhaitais voir enfin réunies. J'étais là, nous étions là, en me demandant à chaque seconde de quoi serait faite la suivante. J'aurais voulu arrêter le temps, du moins le retenir plus longtemps, car je savais à quel point il nous était compté.

Yin savourait sa cigarette, assise dans l'encadrement de la porte-fenêtre du balcon. La nuit retrouvait son calme loin des bruits de la ville. Je m'imprégnais de sa douceur, comme de celle de cette musique que venait de mettre Yang, et qui caressait mes sens. 

Yang se sentant fatiguée, elle nous invita à gagner sa chambre et je me suis demandé à nouveau si l'ultime étape allait être franchie. Yang avait passé une tenue plus légère, plus soyeuse, mettant en valeur sa peau de miel. Cet ensemble, caraco et shorty, révélait à nos yeux éblouis, la teneur de cette troublante beauté qu'elle dégageait.

Alors que je la suivais dans le couloir menant à la chambre, je revins sur mes pas pour décider Yin de nous rejoindre dès qu'elle en aurait fini avec sa cigarette. Mes bras se sont enroulés autour de sa taille et pour la 
première fois, mes lèvres se sont posées sur sa peau. Mes mots furent des plus tendres, mes intentions des plus douces, mais je savais qu'il n'appartiendrait qu'à elle et à elle seule, de décider ou non de venir s'associer à nous, pour se reposer un peu.

J'abandonnai mes vêtements sur une chaise et c'est totalement nu que je me suis laissé choir sur le lit. Etendu sur le ventre, les membres en croix, mes pensées s'affolaient car tout devenait possible. Il s'agissait bien moins de la réalisation d'un fantasme, que d'avoir auprès de moi pour quelques heures durant, deux femmes sublimes, deux déesses, chacune à leur manière, et je n'arrivais pas à le croire. J'étais encore loin d'imaginer la réalité qui allait devenir la mienne.

Je me sentais terriblement bien, même si mon coeur s'emballait et se mit à battre de plus en plus fort dans ma poitrine. Une lumière discrète baignait la pièce dans une ambiance irréelle, comme tout ce qui m'arrivait d'ailleurs. Yang fut surprise en me découvrant ainsi, tout nu ! Elle ne put s'empêcher d'avertir Yin sur ce quelle ratait du spectacle et disparut à nouveau quelques instants.

De retour, elle s agenouilla à côté de moi, commençant à caresser ma peau, mes fesses. Je frissonnais sous sa main si douce et je me demandais si Yin se trouvait elle aussi, près de moi. 
C'est alors que j'entendis sa voix répondre aux commentaires de Yang sur ce que je pouvais leur inspirer de sensuel, de ludique, de plaisir partagé.

J'y étais ! Nous y étions...

Je quittai toute notion terrestre pour entrer dans une autre dimension. Je n'avais qu'une envie, m'abandonner à elles sans condition. Je m'offrais sans gêne à leurs regards, leurs envies, et bientôt leurs 
caresses. Elles savaient qu'elles pouvaient disposer de moi, jusqu'au bout de la nuit. Les rires de Yang se mêlaient à la voix chaude de Yin, mais toutes les deux s'accordèrent très vite sur ce que deviendrait ce moment unique. Une débauche de sensualité, une orgie de tendresse, et un fabuleux voyage vers l'inconnu.

Yin prit soudain place à la tête du lit, assise en tailleur face à moi. Mon visage reposait sur ses jambes et mes mains glissèrent sous ses cuisses, comme pour la serrer à la manière d'un tendre oreiller. Ma joue caressait son jean qu'elle n'avait pas quitté, et Yang proposa de me faire un massage dont elle détenait le secret. Je sentais différents fluides couler sur ma peau, différentes essences, sans que je puisse en définir la nature. Yang répandait ces huiles de main de maître, pour ne pas dire de maîtresse.

C'est la première fois de ma vie que je m'adonnais à un massage dans les règles de l'art, voire même, de la luxure. Pensez-donc, deux femmes vouées à mon plaisir, aussi bien qu'au leur !
Ce que je ressentais de voluptueux dun côté, je le transmettais avec tout autant de finesse de lautre, partant à la conquête du corps de Yin que je découvrais lentement, au fur et à mesure, du bout des doigts, du bout des lèvres. 

Yang ôta ses vêtements pour me masser plus sensuellement encore, dans un body-body qui finit par me chauffer à blanc. L'huile parfumée diffusait ses effluves de lavande, pendant que devinais la pointe de ses seins effleurer mon dos. Mes mains remontaient sur les hanches de Yin, trouvant très vite sous le haut collé à sa peau, le chemin de ses fruits mûrs, d'une infinie tendresse. Je les recueillis dans mes mains et je m'aperçus à quel point leurs tétons étaient durs et tendus, chatouillant délicieusement mes paumes en corbeilles.

Yang ondulait sur toute la surface de mon dos. Elle déferlait en vagues charnelles, ne négligeant rien de l'effet qu'elles pouvaient avoir sur moi. Plaquant son intimité au creux de mes reins, elle goûtait le plaisir de prendre et de donner. Les caresses de Yin accompagnaient celle de Yang. Ses mains se posèrent sur moi, redessinant les lignes saillantes de mes épaules. Ses doigts plongeaient dans mes cheveux pour y mettre du désordre.

J'étais vraiment à elles, enfin ! Je n'avais pas imaginé cet instant aussi doux, aussi bon, aussi chaud. Dans un geste dune fluidité parfaite, Yin fit disparaître son haut et m'offrit ses seins qui se balançaient avec arrogance devant mes yeux. Je m'en approchai pour les effleurer de ma bouche et je sentis en même temps les baisers de Yin sur ma nuque. J'étais pris au piège de la magie de ces deux femmes hors du commun...

Leurs mots s'associaient à leurs actes pour m'envoûter et faire de moi l'instrument de cette jouissance fusionnelle qui s'esquissait au fil des minutes. Des liens au-delà des désirs se forgeaient dans la nature de cette relation inédite. Je laissais la poitrine de Yin balayer mon visage, se fondre dans l'orbite de mes yeux, rouler sur mes joues. Je me délectais de ses mamelons, les suçant avec gourmandise.

Mes doigts buttaient sur l'ouverture de son jean, car Yin ne semblait pas vouloir l'abandonner si facilement. C'est avec laide de Yang qu'elle accepta enfin de se laisser faire et nous réussîmes à le faire glisser et la mettre un peu plus à l'aise. Yang décida que le moment était venu de passer au côté face de mon corps et m'incita à me retourner. Je savais qu'à présent rien ne pourrait plus dissimuler l'excitation dans laquelle je me trouvais et me présenter à elles dans un épanouissement total.

Je pris place sur le dos, dévoilant mon sexe en 
érection qui se mit à tournoyer au-dessus de mon ventre, palpitant d'envie. Yang fit couler de nouveau de cette huile au parfum de lavande sur ma peau et continua son divin massage. Très vite, ses caresses s'orientèrent plus particulièrement autour de mon sexe, ses doigts filant le long de ma hampe bandée à l'extrême. Je fermais les yeux, je ne savais plus très bien où j'étais. Un ballet de mains, celles de Yin et de Yang prenaient possession de ma vigueur, à tour de rôle.

Leurs bouches venaient à la rencontre de la mienne et je passais d'une langue à l'autre avec la même délectation. Ce jeu caressant dura un très long moment, jusqu'à ce que les bouches de Yin et de Yang se réunissent pour se fondre dans un long baiser, point culminant de cette sensualité que nous étions en train de partager. Mes compagnes de plaisir s'enlacèrent et roulèrent sur le drap, à côté de moi.

N'en croyant pas mes yeux, je les contemplais se caresser et s'embrasser comme deux amantes. Elles me faisaient sans le savoir, le plus merveilleux des présents. J'avais l'impression d'être le spectateur privilégié de ce désir mutuel qui montait en elles et qui ne pouvait plus être contenu. Mes mains caressaient la peau de Yin comme celle de Yang. Mais c'est bien Yang qui sembla soudain s'abandonner aux baisers de Yin.

Yin savourait ce contact avec la peau de Yang. Sa bouche butinait ses seins, gobait ses mamelons dressés comme de jolis fruits tendres. Ma main se glissa entre les jambes de Yang, effleurant son sexe imberbe aux lèvres finement ciselées. Pendant que mes doigts exploraient la chaude intimité de Yang, les mots de Yin se faisaient sirocco, venant souffler sur les braises d'un désir saphique que j'admirais de ma place. Yin cajolait Yang, tandis que je l'emportais bien au-delà du conscient, éperdue de jouissance dans les bras de celle quelle n'avait pas imaginé aimer à ce point...

De soupirs en gémissements. De petites plaintes en miaulements, Yang atteignait un orgasme à la fois discret et délicieux. Mes doigts fouillaient sa vulve gorgée d'envie et j'avais trouvé la zone rouge qui allait faire éclater sa jouissance. Mon pouce torturait son clitoris dressé comme un petit roc soyeux qui scintillait dans la nuit. Un long râle mit fin à son merveilleux supplice et c'est encore sous les lèvres de Yang que Yin retrouva le calme, transportée par des sensations inouïes qui lui laisseront un souvenir indélébile de ce moment suspendu dans le ciel d'un rêve absolu.

Yang nous quitta et je me retrouvais seul avec Yin pour la première fois. Tendrement enlacés nous évoquons ce qui nous arrivait, l'incroyable concours de circonstances qui nous a conduits jusqu'à ce moment sublime. Nous avions quitté la Terre, c'est certain. Yang réapparut, toujours aussi fraîche, avec cette beauté sauvage et naturelle à la fois qui na rien perdu de sa superbe à la suite de son délicieux orgasme. Me voici de nouveau pris en étau entre mes deux déesses qui me rendaient complètement dingue!

Yang se demanda comment nous pourrions satisfaire un désir de Yin, à l'issue de cet intermède. Javais bien une idée et c'est en allongeant Yin confortablement sur le dos, que nous reprîmes les hostilités. C'était au tour de Yin à présent, de fondre sous les caresses de Yang. Elle pétrissait les seins de Yin avec infinie délicatesse, pendant que je faisais glisser son string le long de ses jambes interminables.

J'avais enfin une vision de mon fantasme absolu. Yin et Yang, totalement nues, offertes et complices. Ma bouche prit sans détour le chemin de l'intimité de Yin. Sa toison trempée de cyprine annonçait un temps à l'orage entre ses jambes ouvertes en éventail. Ma langue s'engouffra dans son antre pour en savourer l'arôme subtil. Son clitoris tout aussi dressé que ma queue sous mon ventre, rebondissait sur ma langue et je me mis à le sucer comme un bonbon acidulé. Je dévorais son sexe avec un appétit féroce et le désir de la faire jouir très fort, elle aussi.

Yin gémissait discrètement tout comme Yang l'avait fait quelques minutes auparavant. S'abandonnant dans les bras de Yang, elle fondait sous ses baisers, ses jeux de langue, et sous ma bouche gourmande. Mes doigts prirent le relais pour remplir avec vigueur le sexe de Yin. Je la massais de l'intérieur et je sentais son point G se gonfler sous la pression de mes attouchements associés aux caresses de Yang.

Yin se cabra soudain pour exploser et inonder ma main de jouissance. Son corps bandé comme un arc se livrait à nos mains, à nos bouches, à nos mots brûlants, jusqu'à l'extase. Mais ce premier séisme n'avait rien d'unique car une réplique survint dans le même élan, alors que ma langue fouillait à nouveau son sexe. Il ne cessait de couler et je me nourrissais de son nectar avec ivresse...

L'orage se dissipait lentement, alors que je posais mon visage sur le ventre tremblant de Yin pour le calmer. Je me retrouvais une fois encore le centre d'intérêt de mon duo de rêve. Leurs mains effleuraient ma peau et mon sexe n'avait rien perdu de sa vigueur durant tout ce temps. Yang n'avait plus seulement envie de me savourer du bout des lèvres, elle voulait également me sentir en elle.

Elle se lança à la recherche d'un 
préservatif et nous rejoignit avec le précieux objet en main. Pendant ce temps je m'étais confortablement installé, la tête posée sur les genoux de Yin. Yang tenta de dérouler le préservatif le long de mon membre au bord de l'asphyxie mais c'est moi qui repris en main la petite protection pour la dérouler complètement le long de ma hampe. Quand ceci fut fait, Yang vint s'empaler sans hésitation sur ma queue.

La situation me semblait irréelle depuis un bon moment déjà, mais là, cela devenait incroyable. Yin me caressait, m'embrassait tendrement, tandis que Yang me chevauchait avec fougue, venant à la rencontre de son propre plaisir, de sa propre jouissance. Yin et moi la regardions faire, à la fois troublés et excités. Ne pouvant me laisser jouir de cette manière, Yang se retira et fit de même avec le préservatif. Elle vint chercher Yin pour savourer ensemble l'ardeur de mon sexe au bord des larmes.

La scène dont j'avais tant rêvé toute ma vie se déroulait sous mes yeux hagards. Yang commença à lécher mon membre barbouillé de mouille, ne comptant plus les doigts qui papillonnaient autour de mon sexe. Je sentais la bouche soyeuse de Yang aller et venir le long de ma hampe tandis que les lèvres de Yin butinaient mon ventre, et sa main caresser doucement mes bourses. Après une longue 
fellation qui renforça ma vigueur et me mis dans un état proche du débordement, elle transmit mon bâton à Yin, comme dans une course de relais.

J'allais défaillir c'est certain, à voir mon gland passer dune bouche à l'autre, dune langue à l'autre. Toutes deux savaient comment me faire perdre mes moyens. Leurs mains s'activaient, leur bouches aussi, pour me conduire vers l'ultime étape que je retenais depuis plus d'une heure, pour ne pas dire deux. Au terme de la divine caresse de son palais satiné et de sa langue de velours, Yin, me sentant peut-être au bord de l'abandon, remit mon phallus, à deux doigts de l'explosion, dans la bouche de Yang.

Elle ne se fit pas prier pour me dévorer à nouveau et me porter au paroxysme de la jouissance physique qui rejoignait enfin celle de l'esprit qui était survenue dès les premières secondes de notre rapprochement à trois. Soudain mon corps se cambra et mes muscles tétanisés par l'orgasme devinrent durs comme des câbles d'acier. J'explosais enfin, déversant mes salves brûlantes dans la bouche de Yang. Elle me garda entre ses lèvres jusqu'à ce que mes spasmes se réduisent et disparaissent totalement...

Yang reposa délicatement mon sexe sur mon ventre, encore gorgé de cette jouissance que nous savourions ensemble. Yin en profita pour lécher ma verge qui perlait encore de chaude semence. Yang disparut discrètement, tandis que Yin se délectait de mon intimité jusqu'à la dernière goutte. De nouveau au complet, Yin, Yang et moi-même, nous savourâmes ensemble, ce qui restait à vivre de notre nuit magique. Caresses mutuelles pour trois corps réunis dans la même tendresse, le même voyage, la même destinée.

Bien avant l'aube il fallut rompre le charme de cette nuit unique, et le rêve fit place au trouble. Celui d'avoir vécu une aventure sans pareille, où se sont mêlés les corps, les jouissances, mais également des sentiments bien plus profonds.

3 commentaires:

  1. Joli texte, effectivement. Merci pour ce partage, Gil.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à Plumeduplaisir.
      Dommage que je ne peux retrouver d'autres,
      comme je le disais. Parce que je me souviens
      de quelques petits bijoux, mais sans pseudos et titres...
      J'espère, par ce post, que quelques anciens et anciennes du site passent par ici.

      Supprimer
    2. Merci Ophélie, d'avoir pris le temps de le lire
      et de commenter.
      Je t'embrasse fidèle lectrice.

      Supprimer