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jeudi 1 février 2018

Le dortoir (2).

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Marie retirait tout doucement ses doigts de sa culotte en coton. Elle n’osait l’enlever, vis-à-vis de sa vie commune avec les autres étudiantes de cet internat. Elle la gardait toujours en dessous de sa chemise de nuit, sans doute par timidité, perdue dans ses complexes de jeune fille.

Marie humait ses doigts luisants de cyprine, avant de les enfouir dans sa bouche, de les sucer. Marie aimait son odeur, son goût de son jus d’amour, qu’elle appelait son miel. Elle se sentait bien. Elle fermait  les yeux et se remémorait ses années passées, là en plein milieu de la nuit.

Les années de ses premiers troubles solitaires. Les caresses sur ses seins. Ses premières masturbations, pas faciles en dortoir. Elle se souvenait aussi, dans la salle de gymnastique, quand une autre fille s’était immobilisée, tétanisée, à la mi-hauteur de la corde, bien serrée entre ses cuisses, chahutée par toutes les autres filles qui criait : « Houuu, elle ne sait pas monter ». Marie savait qu’elle avait dû ressentir comme elle, quelques séances plus tôt, un premier émoi. Cette grosse corde frottant ses lèvres dans son entre jambes, l’avait aussi mise dans un état second.

Tout ça, c’était au tout début de son arrivée à l’internat. Marie demeurait solitaire, assez renfermée. Mais de plus en plus, elle voulait se rapprocher de celles qui attiraient son attention depuis plusieurs mois. Sérieuse aux études, elle laissait son esprit vagabonder. C’était plus fort qu’elle.


 En cette classe de terminale, à dix huit ans passés, elle avait bien changé. Et ce soir là, Marie ne dormait pas à l’affût d’une excitation quelconque. Du moins, elle faisait semblant. Depuis plusieurs mois, elle avait remarqué l’attirance de Christelle et Sophie, l’une envers l’autre. Dans ce grand dortoir, elle était dans la rangée d’en face, à peine décalée des lit des deux amies. Elle savait aussi que le soir, elles se rejoignaient. Marie, était attirée par leur jeu, jusqu’à la mettre dans des insomnies qui l’excitaient, aux aguets des faits et gestes des deux complices. Et ce soir là, c’était ce qui était arrivé. Christelle et Sophie s’étaient données du plaisir, et elle n’avait pas pu résister à se masturber elle-même. Leur chuchotements, leurs caresses, leurs silences, leurs gémissements étouffés, l’avaient transformée en boule de feu, jusqu’à une jouissance silencieuse, du moins l’espérait-elle.

4 commentaires:

  1. Marie est une petite voyeuse de Christelle et Sophie. Elle assiste, désirante, à leur manège. Autre point de vue du narrateur sur ce même dortoir, en même temps que description juste de l'adolescence féminine.

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    1. Merci pour ton analyse positive, fidèle lectrice.

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  2. Allez Marie, laisse les doigts faire leur office,
    aller et venir sous le coton,
    et caresser ton bouton,
    s'enfoncer doucement dans l'orifice :
    laisse moi sucer un peu de ton miel,
    et quand je vois ton corps qui tangue:
    il y a aussi place pour ma langue,
    quand ton plaisir joue avec mille soleils...

    RC

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  3. Une bonne prise au plaisir, RC.
    Merci de ton passage.

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